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Violences contre les immigrés à Rosarno ! L’Union-africaine, un machin de sinistre farce politique ?

L’incapacité de l’UA à faire quelque chose pour porter secours aux immigrés africains menacés de vindicte populaire à Rosarno (Italie) est consternante.

Normalement, un gouvernement est censé défendre ses compatriotes, quels qu’ils soient lorsqu’ils sont en détresse quelque part hors des frontières nationales. Nul ne peut comprendre l’attitude silencieuse des gouvernements africains et de leur institution (UA) face à la détresse de leurs concitoyens immigrés de Rosarno…

Quand, à l’étranger, un citoyen de quel que pays qu’il soit, se fait menacé de lynchage ou de mort, le devoir du gouvernement du pays d’où il est originaire c’est, de le protéger à travers des pressions médiatiques et d’interventions diplomatiques. C’est ce que l’Europe – pour ne citer que cet exemple – fait pour protéger ses concitoyens à l’étranger lorsqu’ils sont pris dans l’étau des milices armées des zones en conflits.

Qu’il soit simple individu accusé de « trafic de stupéfiants ou de crime » ou encore, simple badaud parti en aventure dans des contrées lointaines et des îles tropicales à risque, seul ou en coule et qui, subitement, est pris au « piège » par des bandes mafieuses armées, eh bien ! Nous remuons ici en Europe, ciel et terre et ne lésinons pas sur les moyens pour libérer nos concitoyens.

Ruben
Ruben
ph. irhes

En France par exemple, nous savons comment s’y prendre pour défendre nos compatriotes pour leurs tirer d’affaires lorsqu’ils tombent dans la tourmente des événements qui les privent de liberté et de mouvements. Quand le Président Sarkozy avait dit un jour : « J’irai chercher […] nos compatriotes à l’étranger… quoi qu’ils aient fait… » Même s’il avait été critiqué par des mauvaises langues sur cette fameuse phrase, mais au fond, il a eu raison. Il est plus judicieux d’avoir son compatriote en liberté chez soi que de le voir croupir dans des geôles inhumaines lointaines. D’ailleurs, saluons – au passage – notre diplomatie qui s’active sur le sujet à la demande expresse du chef de l’État pour ne jamais abandonner des compatriotes en détresse à l’étranger.

Mais en Afrique, hélas ! Cette « solidarité » gouvernementale, politique, diplomatique & médiatique pour venir en aide aux immigrés clandestins Africains en détresse à l’étranger fait cruellement défaut. LUA qui, parait-il, a à sa disposition, une « force d’interposition »… au fait, pourquoi cette farce, ô ! Pardon, cette force n’est-elle pas intervenue, non pas pour aller faire la « guerre » aux Italiens de Rosarno, mais pour évacuer des clandestins africains menacés de lynchage ? Cette question, restera-t-elle sans réponse dans les annales des historiens ?

Un pays ou un continent se mesure de par sa capacité à protéger ses concitoyens à l’intérieur et à l’étranger.

À titre d’exemple ! Lorsqu’une guerre éclate quelque part en Afrique, nous, occidentaux, envoyons nos militaires et des avions pour évacuer nos ressortissants qui peuvent êtres menacés de mort. Mais dans le cas de Rosarno où l’on a vu des images TV filmées des immigrés africains en débandade dans les rues, l’UA qui croit en sa « capacité » de dissuasion diplomatique et en sa force d’interposition, aurait pu faire quelque chose (évacuation rapide) pour ramener chez eux en Afrique, des clandestins.

L’UA, de par son inefficacité, c’est, l’aveu d’incompétence et d’irresponsabilité ; elle n’a même pas jugé utile de convoquer une session extraordinaire pour discuter du cas des immigrés de Rosarno.

Et pourtant ! Nul ne peut ignorer que d’une manière générale, les immigrés africains contribuent – avec leurs maigres ressources – à la « survie économique » de leurs pays. Car ils envoient de l’argent pour nourrir femmes, enfants et familles restés dans leurs villages.

Ce qui s’est passé il y a quelques jours dans la petite ville italienne de Rosarno est une honte pour l’Europe démocratique, pour l’Afrique et pour le monde : des immigrés africains – exploités comme des esclaves dans des plantations italiennes – malmenés, insultés et menacés de mort ; et personne, sur le continent noir, n’a bougé le petit doigt pour prendre la défense de ces fils d’Afrique, ne fût-ce que pour dénoncer les propos de relents de racisme et des violences éhontées des habitants de Rosarno envers ceux qu’ils exploitent.

Et pourtant en Italie même, ces immigrés clandestins contribuent directement & indirectement à faire fortune de ceux qui les exploitent honteusement pour quelques euros de maigres salaires en fraudant le fisc italien au mépris des règles édictées par l’Union-européenne.

Cette situation des Africains travailleurs rendant services (travailler au noir) à leurs maitres fraudeurs du fisc italien, nous ramène à poser cette grave question : pourquoi, depuis la décolonisation, les Africains continuent-ils de s’émigrer ? L’Afrique n’est pourtant pas pauvre ! Qu’elle s’appelle : Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique du Nord, Afrique australe, Afrique de l’Océan Indien ou Afrique de l’Ouest… il y a des richesses partout. Si, un vieil adage dit : « qui dit fortune, ne dit pas félicité… » peut parfois, s’avérer être un cas d’école ; en revanche, quiconque évoque des matières premières (or, diamant, pétrole…) évoque d’emblée, beaucoup, beaucoup – pour reprendre le langage des tribus Bushmans de la Namibie – et beaucoup d’argent.

Mais voilà ! 50 ans après la décolonisation, malgré ces pétroles qui coulent à flot partout dans le continent noir, malgré également de l’or, de l’uranium de manganèse, de phosphate…, et j’en passe, l’Afrique n’arrive toujours pas à contenir ses enfants sur son contient. Le travail se fait rare, les salaires s’amenuisent désespérément, les jeunes diplômés ne trouvent pas des jobs à la hauteur de leurs études techniques ou universitaires. Bref, la sinistrose gagne les esprits de tout un continent.

-  où il fallait imposer immédiatement des recettes « miracles » pour enrayer le spectre de la misère ; à la place, assoiffés de pouvoirs et autres faiseurs des coups d’État ont proposé, le jeu du fusil et du canon. Progressivement, ce jeu finira par s’imposer au détriment des projets socioéconomiques. Madagascar et la Mauritanie de l’ère représentent ces sinistres exemples de plaisanteries politiques d’histoires africaines… Et pourrait-on dire : des pages sombres.

-  où il fallait également encourager la construction et la réalisation des infrastructures de base (hôpitaux, maternités, routes, logements sociaux…) pour sortir du sous-développement ; à la place, l’élite africaine cupide et sans vergogne n’a proposé à ces peuples d’Afrique ainsi qu’à leurs gouvernements que de la coquille vide. Par des discours pleins de rancœurs, « nourries » de vengeances et de mensonges, ces élites-là ont, depuis longtemps, trouvé de quoi amuser la galerie pour tromper – par la désinformation – les gouvernements qui les avaient fait confiance.

Résultats : l’Afrique tourne en rond et n’avance pas bien dans la bonne direction ! Les gouvernements africains qui ont cru bien faire en confiant la direction des affaires économiques aux « bons soins » de leurs élites affairistes se sont heurtés contre un mur de silence profondément archaïque et répugnant. Ceux qui (élites) devaient les entrainer vers la voie de redressement économique » ont tout simplement fait l’inverse : coincés entre le « marteau » de la pression populaire qui réclame des mutations sociales, et « l’enclume » des élites qui s’accrochent inutilement à leurs postes pour enfoncer le « clou » au dessus du sommet des gouvernants pour qu’ils ne s’aperçoivent de rien sur ce qui se passe de leurs politiques sur le plan social, bon nombre des dirigeants ont fini par « faillir » involontairement dans l’exercice de leur responsabilité à la tête de la magistrature suprême.

Ainsi va l’Afrique ! Les grandes décisions politiques prises au sommet par les exécutifs sont renvoyées sine die à la calanque grecque.

Pour rester maitre à bord de ses opérations de manipulation et de dictature intellectuelle, bon nombre d’élites africaines a été très habile pour brandir, sinon, l’aggraver, la « peur » du chef à l’égard de ses ennemis supposés. En effet, les manipulateurs vénaux de tous ordres s’arrangent toujours pour signaler, à la moindre conversation avec le dirigeant suprême, la présence invérifiable des « putschistes » que l’on décrit partout et ce, dans le seul but de manipuler, et surtout ! « Terroriser » la conscience de ceux qui veulent gouverner correctement leurs pays pour le bien-être des populations.

Mr Ruben - irhes
Mr Ruben - irhes
ph. irhes

Dès lors, il n’est plus à demander pourquoi, tant des dictatures sont nées en Afrique. Et s’il faut chercher la "faute," eh bien ! Elle ne vient toujours pas chez celui qui dirige, mais plus généralement, chez l’élite mentor, toujours vénal, qui entour le chef de l’État, et qui fait tout pour semer le désordre qui finit par gangrener tout un système politique. Dans la foulée des désordres, on dénoncera n’importe qui et n’importe quoi ; pourvu que ça marche… pour quelque « kopeck » de plus, indument perçu. Peu importe, la farce trahison n’a pas de prix !

Pourtant, l’Afrique a besoin d’impulser son développement à partir des infrastructures de base qui permettent de lutter, non seulement contre le chômage et la précarité, mais aussi contre l’exode rural et l’émigration.

L’Afrique a autant des richesses que Wall Street New York réuni 90 fois. Dès lors, l’immigration africaine en Europe, au Moyen & Proche Orient et ailleurs ne se justifie pas.

Je me rappelle, dans les années 1980 lors d’un mini séminaire Onusien organisé à Genève et consacré au développement des pays du Tiers-Monde, en coulisse, un diplomate allemand chuchota : « l’Europe et l’Occident s’épuisent de leurs ressources […], le potentiel des ressources africaines nourrira le monde… ! L’Afrique fera l’enjeu du XXIème siècle… ». Nous y voilà ! Nous y sommes.

Une prophétie… ? Peut-être.

Une décennie déjà, pieds dans le IIIème millénaire ! Je me demande pourquoi, le développement africain se fait-il attendre. Pourquoi maintenant, ne se constitue-t-il pas sur le contient noir, une "légion" des dirigeants-Chefs d’État et des gouvernements qui se lève tôt un beau matin pour défier la misère en déclarant « la guerre », non pas à leurs frères opposants, mais contre le sous-développement et contre l’effondrement des systèmes économiques.

La situation économique africaine actuelle réclame les décisions politiques à la dimension de la crise afin d’enclencher le démarrage des grands projets socioéconomiques susceptibles de favoriser le développement de l’Afrique. Et par voie de conséquence, éradiquer l’exode. Le moment est venu pour les peuples d’Afrique de réagir contre la sinistrose ! Car la fatalité n’existe pas comme telle. J’invite les gouvernements africains à prendre les décisions qui s’imposent pour faire de la politique de redressement économique de leurs pays respectifs, des priorités nationales & continentales.

Quand on est assis sur des puits de pétrole, des diamants de l’or, du Coltan, de l’uranium, le manganèse… c’est que, on est forcement « riche ». Alors ! Dès à présent, levons le "V" de la victoire pour relever tous les défis ; travaillons dans l’UNITE des peuples pour le bien-être des futures générations.

Manuel Ruben N’dongo Président de l’Irhes-Institute, Stratégiste consultant


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