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jeunes tunisiennes en niqab - ph. afp
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"Cinq filles en niqab ont rejoint la grève de la faim commencée par leurs camardes le 18 janvier et qui se poursuit dans une résidence privée", a dit à l'AFP Mohamed El Bakhti, porte-parole d'un groupe salafiste actif à la Faculté des Lettres de
la Manouba.
Cet étudiant en première année d'histoire coordonne le groupe qui poursuit un sit-in de protestation à la faculté dans un bras de fer avec le corps enseignants et l'administration qui refusent l'accès en salle de cours des jeunes filles en
niqab.
Le doyen de cette faculté, Habib Kazdaghli, avait indiqué à l'AFP qu'il allait demander l'évacuation du groupe de protestataires avant le démarrage des examens semestriels prévu le 24 janvier.
Ces examens qui concernent 13.000 inscrits ont été retardés à cause d'une suspension des cours lorsque des salafistes avaient voulu forcer l'entrée en salle de cours d'une étudiante en niqab, un voile noir dissimulant entièrement le corps et le
visage, interdit par le conseil scientifique de la faculté.
Les partisans du niqab avaient occupé les locaux de la faculté, obligeant la direction de l'établissement à suspendre les cours du 6 décembre au 9 janvier.
Des incidents similaires et des violences ont opposé à la faculté des Lettres de Sousse (140 km au sud-est de Tunis) des étudiants islamistes à leurs camarades de gauche.
©-afp/01/2012