L'équipage de « Mars-500 » se prépare au retour sur Terre après un vol simulé

Du 16/10/2011 au 08/02/2012

Sciences

Six astronautes russes, européens et chinois, enfermés depuis près d'un an et demi dans une réplique de vaisseau spatial près de Moscou achèvent leurs expériences et se préparent au retour fictif sur Terre, prévu le 4 novembre, a indiqué jeudi un responsable du projet.

"Les participants achèvent les expériences scientifiques qu'ils ont effectuées en allant sur Mars et sur le chemin du retour, et ils vont bientôt commencer à préparer leurs affaires", a indiqué un responsable de l'Institut russe des problèmes médicaux-biologiques (IBMP), cité par l'agence Interfax.

"Ils sont en bonne santé. Aucun problème n'a été constaté sur le plan psychologique et médical. Les participants ont déjà pu parler à leurs proches et amis par vidéoconférence", a ajouté ce responsable dont l'identité n'a pas été déclinée.

Cela fait 498 jours le 13 octobre que les six volontaires -- le Français Romain Charles et l’Italo-Colombien Diego Urbina, les Russes Soukhrob Kamolov, Alexeï Sitev et Alexandre Smolevski, ainsi que le Chinois Wang Yue-- vivent isolés du reste du monde dans des conditions très proches de celles d'un vol vers la planète Rouge.

L'expérience Mars-500 a débuté le 3 juin 2010 à l'IBMP, dans la périphérie de Moscou. Les six hommes âgés de 26 à 38 ans (trois ingénieurs, un médecin, un chirurgien et un physicien) sont confinés dans des modules reproduisant la quasi-totalité des aspects d’un vol spatial, hormis la microgravité, les radiations et un réel voyage interplanétaire.

Au cours de leur mission, les six "cobayes" ont effectué plusieurs sorties sur une simulation de terrain martien. Ils ont eu à affronter la monotonie, les délais dans les télécommunications et l’absence totale de lumière du jour dans leur habitat dépourvu de toute ouverture.

L'IBMP et l'Agence spatiale européenne (ESA), co-organisateurs de l'expérience, veulent étudier les effets sur les hommes de l'isolement, de l'absence de lumière du jour et d'air frais, ainsi que la restriction des contacts humains à subir par les astronautes qui iront un jour sur Mars, même si aucune expédition de ce type n'est prévue avant 20 ou 30 ans.
©-afp
 

Traduction